• DOMANDALAS  mandala rouge et bleu 1


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  • DOMANDALAS  mandala champignons et raisins automne


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  • DOMANDALAS mandala des mondes enchantés


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  • Voici ce que j'ai reçu dans le cadre de mon partenariat avec les 

     

              EDITIONS USBORNE

    TITRE : Le livre du petit écrivain :

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

    avec d'excellents exercices pour les ateliers d'écritures,

    TITRE : fées, lutins et autres à colorier

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

     

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

    je remercie beaucoup  l'équipe des

    EDITIONS USBORNE

    pour leur confiance et leur gentillesse,

    mille mercis,

    Domandalas

    domandalas.eklablog.com

    ----------

    je profite de cet article pour présenter également un autre livre des 

    EDITIONS USBORNE

    que j'ai acheté, pour travailler l'anatomie humaine en  mouvements :

    TITRE : "j'habille mes amies les danseuses"

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

     domandalas partenariat avec les Editions USBORNE

     


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  • modèle sans couleurs pris sur coloriages-adultes.com rubrique "coloriages fleurs et végétation"

    réalisés aux feutres le 7 9 2016.

    DOMANDALAS  grosses fleurs aux feutres


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  • dessin aux feutres sauf la peau (crayons de couleurs) et le fond réalisé à l’aquarelle,

    modèle sans couleurs pris sur coloriages-adultes.com

    DOMANDALAS femme fleurs et feuilles dessin aux feutres


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  • DOMANDALAS  MANDALA


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  •  

    BON ANNIVERSAIRE à moi même !

    DOMANDALAS  mandala de l'arbre de la savane


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  • BON ANNIVERSAIRE à moi même

    gâteau d'anniversaire château


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  • article mis régulièrement en hommage

    JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    C’est un été torride comme chaque été en Provence. Il fait chaud, très chaud, les cigales crissent à en être assourdissantes. La lavande est en fleurs, les légumes et les fruits sont en pleine maturité. Les herbes sont sèches, l’eau est tiède. Mais, voilà, ce n’est pas un été comme un autre.

    C’est AOÛT 1944, la France envahie, la France divisée.

    Le débarquement des alliés et des français a eu lieu le 15 AOÛT dernier à la CROIX VALMER,en Provence, non loin de SAINT TROPEZ (2 village alors inconnus et qui deviendront célèbres 6 ans plus tard grâce à une actrice de cinéma toute jeune aux initiales B.B). Actuellement, il s'agit de la plage du Dramont, où il y a une péniche de débarquement. Chaque année, il y a une commémoration du débarquement de Provence en cet endroit, avec reconstitution historique. 

    Un bataillon de commandos du Corps Franc d’Afrique ou plus simplement appelé les « Commandos d’Afrique », a ouvert la voie aux américains. Ce bataillon est composé de jeunes français nés ou vivant en Afrique du Nord, alors départements français. Ces jeunes gens n’ont jamais mis les pieds en métropole.

    Sur leur livret militaire, il sera porté la mention « campagne contre l’Axe (France) ». Parce que la majorité de la France est alors occupée et sous domination allemande. Mais, dans leurs mémoires, cela restera sous le nom de « libération de la France ». Ils sont tous engagés, non pas pour un an, 2 ans , 5 ans mais pour toute la durée de la guerre, quelque soit sa durée. Ils ont entre 16 et 20 ans et ne sont pas encore majeurs, la majorité étant alors à 21 ans.

    Pourtant, ils ont choisi de se battre et de donner leur sang pour leur pays, au nom de la Liberté. Mais ce récit n’est pas celui du bataillon. Beaucoup d’écrivains lui ont déjà rendu hommage.

    C’est l’histoire d’un homme : JEAN, né à Evisa en Corse, 18 ans depuis 5 mois, vivant à Ferryville, ville principale du protectorat français de Tunisie. Il fait partie de l’équipe locale de rugby où il est pilier. Ses 4 autres frères appartiennent à la même équipe de rugby. Il est ajusteur-mécanicien à l’Arsenal militaire français proche (alors département français d'outre-mer). Il ne connaît la métropole que par les livres d’histoire, de géographie et par cartes postale d’amis de passage ou de documentaire passant au cinéma local de ce DOM/TOM.

    Il est le deuxième enfant d’une famille de 5 garçons. Le père, FRANCOIS-PASCAL, 50 ans, né, lui aussi à Evisa, Corse, est un ancien officier commandant un régiment de tirailleurs-sénégalais. Il a été gazé, blessé gravement à une jambe, les pieds gelés, lors de la première guerre mondiale, en 1918 à Verdun.

    Depuis il boîte, s’aide parfois d’une cane, et a de la difficulté à respirer quand le temps est humide.

    Pourtant, lorsque son fils JEAN s’engage dans les commandos (1er bataillon de choc). Il rejoint le camps anglais d’entrainement à Staouéli en Algérie (alors département français d'Outre-mer en France libre), le père en fait de même.

    Ce dernier a donné l’autorisation à 3 de ses fils de s’engager : ANTOINE 19 ANS, JEAN 18 ANS et FELIX dit Zézé 17 ANS). Les petits frères, Robert et Noel sont trop jeunes pour y aller à leur grand regret.

    Le père de Jean sait bien que la guerre doit payer un lourd tribut en hommes, malheureusement le plus souvent jeunes. FRANCOIS-PASCAL estime que c’est son devoir de père et de français que d’aller combattre avec ses fils. Il ne peut pas laisser partir ses fils et rester à attendre les nouvelles. Il est toujours officier.

    De plus, il pense que la guerre le prendra plutôt lui que l’un de ses fils. Et, puis, chez les corses, on est solidaire dans le pire comme dans le meilleur. Il s’engage à son tour.

    JEAN et FRANCOIS-PASCAL sont dans la même unité de Commandos d’Afrique.

    Malheureusement, durant un rude entrainement de survie, FRANCOIS-PASCAL, handicapé par ses poumons, sa jambe et ses orteils, n’arrive plus à suivre les autres commandos, à son grand désespoir et à sa grande honte.

    Les soldats sont loin de tout et ils doivent revenir le même nombre qu’ils sont partis. Ils forment une équipe, ils sont tous solidaires. Si un seul manque au retour, ils seront sévèrement punis. Ils sont formés pour la guerre , pendant la guerre, et doivent prendre l’habitude de s’aider et de se soutenir, quoique il arrive.

    Jean n’hésite pas une seconde. Il enlève son sac à dos lourdement chargé de ses épaules, l’enfile sur sa poitrine et charge son père avec tout son équipement, sur son dos. Jean finit son raid de plusieurs kilomètres ainsi. Son père lui ordonne de le descendre. Il lui dit qu’il y arrivera quand même, en rampant s’il le faut. Mais Jean sait que ce n’est pas vrai. Son père est épuisé, à bout de souffle, il suffoque par moment.

    Le fils brave les foudres paternelles, surtout que le père a le coup de canne facile. Mais, Jean désobéit à son père, pour la première fois de sa vie. Il a énormément du respect pour lui. Mais, Jean doit ramener son père et finir sa mission avec l’effectif complet.

    Au camp d’entraînement, FRANCOIS-PASCAL sera déclaré inapte et rayé des registres militaires pour invalidité. Il aura 2 pensions de guerre, mais ça lui fout les boules. Il se sent diminué.

    Pour cet acte, Jean reçoit la distinction de PREMIÈRE CLASSE le 1er mars. Mais son père lui en voudra un bon moment. Puis, Jean devant partir, et risquant de ne pas revenir vivant ,le père se réconcilie avec lui, et reconnaît le bien fondé des agissements de son fils. Mais c'est un corse fier. C'est un acte difficile pour le patriarche.

    Jean participe à de nombreuses campagnes contre l’axe de 1943 à 1945 : Tunisie (française à l époque), Algérie française, Ile d’Elbe, Corse - 3 campagnes- et France.

    Jean embarque sur le célèbre le sous-marin CASABIANCA (du nom de la même ville alors française DOM/TOM) pour aller libérer la corse. Il racontera par la suite, avec émotion, que le commandant LHERMINIER, capitaine du sous-marin, passait voir les jeunes commandos entassés dans son navire comme des sardines. Qu’il les encourageait à manger un peu afin de lutter contre le mal de mer, et qu’il les félicitait pour leur statut de commando et leur engagement dans les forces libres. Que les sous-mariniers les enjambaient pour vaquer à leurs occupations.

    Mais, revenons en AOÛT 44. Le 18 AOÛT exactement.

    Quelques jours auparavant, les alliés et les commandos d’Afrique ont libéré successivement SAINT TROPEZ, TOULON, LE MUY.

    Ce jour là, le bataillon est bloqué dans son avancée par une batterie ennemie. Jean est en tête parmi les éclaireurs. Il est fou de rage d’être immobilisé, couché sur le sol et de voir tomber autour de lui des potes blessés, hurlant, mourant et même morts, déchiquetés par les balles et les obus.

    Là, il reconnaît Michel, le boute-en-train de la compagnie, toujours en train d’ouvrir sa grande gueule. Et bien, il ne l’ouvrira plus jamais..

    Plus loin, il voit Roger le dragueur du bataillon, qui avait eu autant de femmes que d'étoiles dans le ciel.

    Et là encore, Laurent qui jouait si bien du violon, de la guitare, de n'importe quel instrument à cordes, à la veillée. C'était un corse comme lui, qui arrivait à émouvoir tous ces jeunes hommes grâce à ses complaintes.

    Et, plus loin, Jean-Claude qui perdait toute sa paye de soldat au jeu.

    Et d’autres avec qu’il avait des souvenirs en commun : le rugby, le travail à l’arsenal, le sang corse, des raids effectués ensemble, une bagarre, une belle fille…

    La chaleur l’accable, la colère monte en lui. Alors, Jean ne réfléchit même pas. La haine et la colère lui dictent sa conduite.

    Il dégoupille une grenade qu’il porte à la ceinture, assure sa mitraillette dans son autre main et se relève malgré le danger ambiant.

    A la stupéfaction générale, Jean se rue sur les allemands en hurlant « pour la France, pour mes potes ». Il attaque la batterie à la grenade et à la mitraillette.

    La stupeur passée, les autres commandos se relèvent, le suivent, l’imitent et la batterie ennemie tombe, au milieu des hourras et des gémissements des blessés et mourants de tout ordre et toute nationalité.

    Jean a toujours été apprécié par ses compagnons. C’est un bon vivant qui aime bien la Rigolade. Il est fêté dignement par son unité, avec des moyens de fortune, le soir.

    Plus tard, Jean reçoit pour ce nouvel acte héroïque une citation à l’ordre de la division.

    Le soir même, durant un court repos, il compose un poème qu’il envoie à sa fiancée Lucie restée dans le DOM/TOM. Il n’est plus qu’un soldat amoureux loin de sa promise. 

    Et à ses parents, il leur envoie une photo de lui, prise il y a quelque temps, en uniforme où est inscrit au dos : " je ne peux pas vous dire où je me trouve car c'est la guerre et c’est secret, mais quand vous lirez les journaux, vous devinerez de suite où je me trouvais le 18 AOÛT 1944. »

    La censure militaire laissera passer ce message.

    A aucun moment, Jean ne leur racontera son action héroïque. Ses parents ne l’apprendront  lorsqu’il sera de retour au pays.

    Plus tard, en OCTOBRE 1944, une nouvelle citation est inscrite sur son livret militaire : » héroïque soldat ayant sans cesse fait l’admiration de tous par son courage et son mépris du danger. Servant au fusil mitrailleur, le 17.10.44 sur le Haut de Fonteux a, par son feu ajusté, contribué puissamment à stopper une dangereuse contre-attaque ennemie parvenue à moins de 20 mètres de son arme. Le soir du même jour, a montré la même bravoure lors d’une nouvelle tentative ennemie, causant des pertes sévères aux allemands et les obligeant à s’arrêter. »

    Il reçoit pour ce fait la Citation à l’Ordre du Corps d’Armée

    Il ne pensait pas sur le moment que c’était un acte héroïque. Il fallait libérer la France. C’est tout.

    Jean finit la guerre : médaillé militaire avec la Croix de Guerre 1939.1945, l’Etoile de Vermeil, l’Etoile d’Argent, avec le grade de Caporal-Chef.

    Il sera blessé de plusieurs éclats de grenade en se portant à son poste de combat dans le forêt de CORNIMONT, dans les Vosges.

     

    Avec ses 1 m 82, ses yeux bleus bleu porcelaine, les infirmiers militaires pensaient que c'était un canadien. Il était en état de choc, pissant le sang de ses multiples blessures, ne pouvant pas parler.  Ils lui disaient tout en effectuant les premiers soins :  "t’inquiètes pas petit, tu vas revoir ton canada natal". Dans l’hélicoptère qui l'évacuait vers l'hôpital lui proche, on lui avait même attribué une infirmière canadienne qui lui parlait dans sa langue d'origine.

    C’est sa mère Madeleine-Marie, (ma grand-mère paternelle), qui traversera toute la France, en guerre, pour aller le chercher et le ramener parmi les siens à Ferryville.

    Il avait eu tous les muscles arrières de la fesse gauche à la cheville droite arrachés. Son corps est criblé d’éclats de grenade qui sont inopérables et mal placés, voire dangereux, car mobiles et risquant de migrer.

    Son état est extrêmement grave, une amputation semble  nécessaire. Bien que militaire, dépendant de l'Armée, il était encore mineur. Seul, un membre de la famille pouvait donner l'accord pour un tel acte opératoire. Elle ne voulut pas que les médecins militaires l’amputent. Le pronostic était fort grave.

    Ayant un caractère dynamique et indomptable, une forte personnalité, un corps bien charpenté de 1m 80, fort grand pour l'époque, Madeleine ne se laisse pas marcher sur les pieds, ni dicter ses actes. Pour vous donner une idée de sa personnalité, tous les jours, elle parcourait 10 kms à la nage quelque soit le temps et la température de l'eau.

    Elle refuse que Jean reste en pays inconnu. Elle organise son rapatriement. Les médecins militaires sont contre. Ils pensent qu’il va mourir durant le transport très difficile à l’époque.

    Mais il survécut à l’éprouvant voyage de retour, aux énormes et douloureux soins qu’il subit.

    Jean se servit ensuite d’une cane (celle de son père) pour s’aider à marcher. Il se remit à la natation, la plongée sous-marine, le rugby et mena une vie tout à fait normale.

    Il reprit son travail à l’Arsenal où il fut affecté comme instructeur-commando. Il monta rapidement en grade grâce à sa droiture, son honnêteté, son professionnalisme et ses capacités à apprendre les choses de lui-même et tout seul.

    Jean continua à être  un homme indispensable, un roc sûr sur lequel on pouvait compter.

    Il continua les guerres suivantes et opérations spéciales, où là encore, son courage exceptionnel fut reconnu.

    Il se maria en 1949 avec Lucie BENEDETTI, une corse comme lui, du village de Monaccia-d'Aullène (Corse du Sud). Ils eurent 2 enfants.

    Des années plus tard, je naquis un certain 19 AOÛT.

    Il était très fier de cette date qui lui en rappelait une autre (le 18 août), celle d’un été sanglant où il fallait redonner sa liberté à la Patrie.

    Je naquis en plein orage.

    Peut-être eut-il l'impression de se retrouver au milieu des bombardements et tirs d'armes?

    Peut-être pensa-t-il à ses potes morts au combat ?

    Peut-être pensa-t-il que ma naissance rachetait la vie des soldats mots pour la France, en pleine jeunesse ?

    Voici mon hommage à cet héroïque soldat connu que des siens.

    Il est mort à 48 ans.

    Hommage à JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    Mon second fils se prénomme Jean, comme lui.

    Ce soldat, ce commando, ce guerrier, cet homme, cet excellent père de famille, ce  bon compagnon, cet héros inconnu,

    ce brave homme s’appelait 

                            JEAN ZANNI.

    C’est mon père.

    Je suis très fière de lui.

    Hommage à JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    maquette du débarquement

    Hommage à JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    une des 3 péniches du débarquement restée sur place où la commémoration a lieu chaque année, et où je suis présente systématiquement.

    Hommage à JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére

    Hommage à JEAN ZANNI, héros inconnu, mon pére


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